Par les voies naturelles

La majeure partie de l’appareil urinaire est accessible par les voies naturelles. La chirurgie endoscopique utilise des optiques rigides ou souples et des instruments miniaturisés introduits par l’urètre. Selon l’intervention, le chirurgien peut travailler dans l’urètre, la prostate, la vessie, l’uretère ou jusque dans les cavités du rein.
Les principales interventions réalisées
- Hyperplasie bénigne de la prostate : énucléation laser HoLEP — technique de référence du service —, résection transurétrale de la prostate, incision cervico-prostatique et, chez des patients sélectionnés, traitements mini-invasifs comme UroLift® ou Rezūm®.
- Calculs urinaires : urétéroscopie rigide ou souple, fragmentation laser et extraction des calculs de l’uretère ou du rein ; traitement endoscopique des calculs de vessie.
- Tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle : résection endoscopique transurétrale ; pour certaines lésions, résection en bloc au laser thulium fibré.
- Tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure : urétéroscopie diagnostique, biopsies et, dans des situations sélectionnées, traitement conservateur au laser.
- Sténoses de l’urètre : dilatation, urétrotomie endoscopique et, dans certaines récidives courtes, ballonnet médicamenteux.
- Troubles fonctionnels de la vessie : injections intravésicales de toxine botulique lorsque leur indication est retenue.
Quels sont ses atouts ?
L’absence d’incision cutanée réduit habituellement les douleurs de paroi et facilite une récupération rapide. De nombreuses interventions peuvent être réalisées en ambulatoire ou lors d’une hospitalisation courte. Le bénéfice attendu dépend toutefois du geste, de la maladie et de l’état général.
Quelles sont ses limites ?
Une intervention par les voies naturelles n’est pas un geste anodin. Selon le traitement, une sonde vésicale ou une sonde interne de l’uretère peut être nécessaire. Saignement, infection, difficultés transitoires à uriner, douleur, rétrécissement cicatriciel ou nécessité d’un second temps opératoire font partie des risques possibles. Ils sont expliqués de façon personnalisée avant l’intervention.
Avant et après l’intervention
Une analyse d’urine est généralement vérifiée avant le geste. Les traitements anticoagulants ou antiagrégants ne doivent jamais être interrompus sans consigne médicale. Après l’intervention, la présence temporaire de sang dans les urines ou de brûlures urinaires est fréquente ; les consignes de sortie précisent les signes qui doivent conduire à contacter rapidement l’équipe.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation. La voie d’abord et la technique sont choisies après étude du dossier et discussion avec le patient.

